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COMMUNIQUÉ

 

Le mercredi 4 novembre 2020 au soir, nombre d’étudiants de l’Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne découvraient, étalés comme sur un marché au scandale, des éléments, pour certains considérablement déplacés, pour d’autres amèrement partiels, de conversations privées de membres de notre association.

 

Dans une manoeuvre politique à la chronologie précise et préméditée, celle qui existe désormais sous le nom de « la taupe », a révélé en place publique toute l’ignominie supposée de notre association. Racisme, sexisme, homophobie, grossophobie, en l’espace de quelques instants nous étions devenus l’incarnation du mal. L’autoproclamé lanceur d’alerte n’hésite pas à « oublier » l’anonymisation des échanges comme pour vouer aux gémonies certains membres aux propos allant du déplacé à l’inacceptable.

En une soirée, deux années de travail bénévole et acharné se sont consumées sous les yeux impuissants de dizaines d’étudiants stupéfaits de la brutalité de la vindicte. Nous avons été sciemment jetés aux vautours, aux agitateurs publics, aux haineux primaires et crasses.

La CJESorbonne est une association apolitique. Ces messages, même diffusés, ne présagent en aucun cas l’inverse. Ils sont l’oeuvre de membres, qui n’ont la capacité ni en droit, ni en fait, d’entraîner, par leurs dires, l’image ou la ligne de l’association. 

Comme expliqué lors d’un communiqué sur notre page Facebook, les membres en question ont été et seront âprement sanctionnés. 

De plus, pourtant engagée depuis des mois dans la préparation de cette échéance d’envergure, la CJESorbonne ne sera pas candidate dans le cadre des élections centrales à venir.

Cet évènement, aussi malheureux puisse t-il être, nous aura au moins prouvé que nous n’étions pas faits pour un monde où la « politique universitaire » use des mêmes stratagèmes nauséabonds que la politique nationale.

Le tort de l’association, et il est amplement reconnu, est d’avoir laissé en activité une conversation générale où les messages étaient si nombreux qu’une modération était impossible à opérer. 

Quoiqu’il en soit, des procédures judiciaires seront lancées à l’encontre de qui a réalisé des captures d’écran de notre conversation privée, de qui les a diffusées sans prendre le soin d’en garantir l’anonymat, de qui a costumé l’association dans un uniforme de soldat de la Waffen-SS dans un « but humoristique » et contre quiconque une enquête révélera une implication proche ou lointaine.

Cependant, si nous renonçons c’est parce que nous n’avons pas d’intérêt pour le pouvoir et que nous ne pouvons, en l’état, faire suffisamment honneur au projet que nous avions pour l’Université. 

Nous laissons la place à qui tapera le plus fort pour la prendre parce que c’est vraisemblablement le fonctionnement que notre posture de « petits nouveaux » ne nous permettait pas d’anticiper. Puisse la représentation universitaire se relever des deux années que les listes déposées lui promettent : ceux qui étaient là et n’ont pas agi, ceux qui n’étaient pas là alors qu’ils auraient du, les nouveaux qui tantôt promeuvent la débauche, tantôt l’humour parfois dégradant, ceux qui divisent et ceux qui excluent. 

 

Avant même de chuter nous nous voulions la relève. Elle viendra, nous en scellons ici la promesse.

 

Aussi et parce que la seule chose qui compte à nos yeux est notre projet pour l’Université, celui que nous avions voulu collaboratif, celui que nous avons construit pendant des mois avec des centaines d’étudiants, celui de la Sorbonne de demain : nous vous remettons notre programme. 

Il a été structuré en 100 points par une équipe que la rigueur dispute à la ténacité. 

Vous le voilà livré, posé qui sait entre les mains de futurs élus étudiants qui, pourvu qu’elles soient propres, pourrons en user afin de bâtir ce pourquoi nous ne pouvons désormais plus nous battre à la même échelle, à savoir une Université plus démocratique, plus écologique, plus solidaire et, par dessus tout, plus républicaine. 

Enfin, concernant notre association, décision a été prise de l’endormir pour une durée que nous ne déterminerons pas. Notre tâche consistera en sa structuration nouvelle et en l’accompagnement vers la pérennité de ses projets. Elle continuera, par loyauté envers les étudiants, sa mission de représentation. 

Quoiqu’il en soit et parce que ne pas choisir est un choix, votez les 24, 25 et 26 novembre prochain, montrez ce que vous désirez pour l’Université, lisez les programmes de tous bords, permettez, à ceux qui disent le vouloir, de construire là où trop souvent il a été question de détruire. 

Engagez-vous, tout ne dépend que de notre volonté collective et de l'investissement qui sera le nôtre. La Communauté Universitaire dans son ensemble en a tant besoin.

Avec l’amer regret de ne pouvoir, pour un temps au moins, vous servir davantage.

 

 

Ensemble, 

 

 

La Communauté Juridique des Étudiants de la Sorbonne (CJES)